Aller Retour Bamako

Lundi 30 dernier, je pars donc avec Amadou pour la Guinée.

Il m’affirme que je pourrai passer sans avoir pris le visa à l’avance, et que je pourrai régler les formalités à la frontière.

Monday the 30th, I’m leaving with Amadou for Guinea.

He tells me that I can go without having a visa in advance, and sort out the formalities at the border.

Traversée du fleuve Gambie sur une barge qui avance à la force de ses passagers et superbe piste jusqu’à la frontière.

Crossing the Gambia River on a barge ahead on the strength of its passengers and superb track to the border.

Là-bas, mauvaise surprise : Le poste de douane n’assure pas les formalités du CPD pour la moto (ils me disent que j’aurais dû passer à la douane de Kédougou). En plus il est impossible de faire un visa d’entrée sur place : Je me fais refouler.

De retour sur Kédougou, Amadou me reparle de son visa recouvrant les pays de l’UMOA (Union monétaire Ouest Afrique : Les pays au Franc CFA) et nous décidons de partir à Bamako : J’ai un visa pour le Mali et il a là-bas un contact au ministère du tourisme qui peut régler ça…

La petite balade de quelques jours avant d’aller aux fêtes Bassari devient un long périple et je comprendrai bien plus tard qu’Amadou, à qui on donnerait le bon dieu sans confession, n’est en fait qu’un arnaqueur.

Le passage frontière du Mali se déroule sans aucun problème mis à part encore une fois un détour un peu fastidieux à la douane de Keneiba, afin d’obtenir un laisser passer pour la moto, à faire viser par la police (Le Mali n’étant pas signataire du CPD)

Cela dit les douaniers sont sympas. Compte-tenu de notre aller retour jusqu’à la frontière guinéenne, nous sommes arrivés de nuit à Keneiba et ils nous invitent à rester dormir sur leur campement.

Sur la route jusque Kita, à 2 contrôles de gendarmerie, je serai contraint de payer une amende de 4000 F parce que mon passager n’a pas de carnet de vaccination !! Ma relation avec Amadou commence à être vraiment mal engagée !

There, surprise : The customs office does not provide the formalities of CPD for motorcycle (they tell me that I should go to the customs in Kédougou). In addition it is impossible to make an entry visa on the spot : I’m sent back !

Back to Kédougou, Amadou once again talked to me about the visa covering countries of WAMU (West African Monetary Union :
the CFA franc countries) and we decide to go to Bamako : I have a visa for Mali and there he has a contact in the Ministry of Tourism who can fix this…

The short stroll of a few days before going to parties in Bassari then it’s a long periple and I understand much later that Amadou, who would be given the right god without religion, is in fact a scam.

The passage Mali border runs without any problems apart again a detour a bit tedious to customs Keneiba to obtain a pass for the bike to be certified by the police (Mali not being a signatory of the CPD)

That said customs are nice. Given our roundtrip to the Guinean border, we arrived at night Keneiba and they invite us to stay the night in their camp.

On the road until Kita, 2 police checks, I will be forced to pay a fine of 4.000F because my passenger has no vaccination ! My relationship with Amadou is off to a really bad start!

Le lendemain départ pour Bamako. A Kita (180 kms avant Bamako) je reçois un texto de JJ me disant qu’il y a de nouveau des problèmes là-bas.

J’appelle Zoumana, mon contact sur place, neveu d’un lieutenant de l’armée, qui après avoir appelé son oncle me confirme qu’il y a bien eu des tirs la veille mais qu’il n’y a plus aucun danger.

Arrivé à Bamako, je me fais arrêter par un barrage militaire. C’est impressionnant : des lance-rockets au sol, des militaires armés jusqu’aux dents très nerveux. Je suis mis en joue par l’un d’eux pendant que deux autres fouillent la moto de fond en comble.

Je ne comprends pas encore ce qui se passe. Ils nous laissent passer en précisant qu’il est strictement interdit de prendre des photos. Nous croisons des Pick-up mitrailleuse sur le toit, transportant, debout à l’arrière, des civils prêts à tirer sur le moindre suspect… Je crois bien que je suis devenu tout pâle en comprenant que c’était la guerre là !!

J’appelle Zoumana pour qu’il vienne nous chercher au centre ville où paradoxalement tout semble normal : après ce que je viens de vivre je vois partout des civils en scooter, une vie normale…

Nous sommes le premier Mai et ici aussi c’est un jour férié.

Accueil chaleureux de Zoumana et de sa femme, quelques explications sur la nervosité de l’armée et les tirs de la veille qui ont fait quand même plusieurs morts. Zoumana me confirme qu’il n’y a rien à craindre car nous ne représentons pas une menace pour l’armée…

Ah bon ? Mais c’est un peu la guerre quand même non ?

Oh ben un peu hier. Et ce soir il y a un couvre-feu parce qu’il risque d’y avoir encore des tirs, mais t’inquiète : tout va bien ici …

Bon OK, je me retourne vers Amadou et lui dis que demain on va voir son fameux contact pour le visa et qu’on rentre illico.

Le lendemain pas de nouvelle du soi-disant contact, je décide d’aller à l’Ambassade de Guinée qui de toute façon ne fait pas partie de l’UMOA.

Finalement le fameux contact n’existe pas et renseignements pris aux Ambassades, on me confirme que le visa UMOA est juste un projet et qu’en Afrique, entre un projet et une concrétisation il peut se passer plusieurs siècles !

The next day departure is to Bamako. At Kita (180 kmbefore Bamako) I get a text message from JJ telling me that there are new problems there.

I call Zoumana my contact there, a nephew army lieutenant who, after her uncle called me, confirms that there has been shooting the day before but there was no danger.

Arrived in Bamako, I am stopped by a military checkpoint. This is impressive, rocket launchers on the ground, soldiers armed to the teeth very nervous. I am being played by one of them while the other two searched the motorcycle thoroughly.

I still do not understand what is happening. They let us go in stating that it is forbidden to take pictures. We pass Pick-up machine guns on the roof, carrying, standing at the rear of civilians ready to shoot any suspect … I think I’ve become quite pale with the understanding that there was a war there!

I call Zoumana to pick us up in the city centre where everything seems paradoxically normal: after what I have to live I see everywhere civilian’s scooter, a normal life… May 1st we are here and it is also a holiday.

Zoumana with a warm welcome and his wife, some explanation of the nervousness of the army and the firing of the day which
were still several deaths. Zoumana confirmed that there is nothing to fear because we do not represent a threat to the army… Really? But there is still a little war isn’t it?

Oh well a bit yesterday. And tonight there is a curfew because there may be shots, but worry all is well here…

Well OK, I’m back with Amadou and told him that tomorrow we will see his famous contact the visa and we will return pronto.

The next step is the so-called new contact, I decided to go to the Embassy of Guinea, which anyway is not part of the WAMU.

Finally the famous contact does not exist and information taken from the Embassies, I confirm that the visa WAMU is just a project in Africa between a project and realizing it may take several centuries !

Après une prise de tête avec Amadou qui persiste à tout savoir mieux que tout le monde, je lui dis que j’assume le fait de l’avoir emmené avec moi depuis Kédougou, que je le ramènerai au point de départ, mais que maintenant que je suis à Bamako, je règle mes visas dans mon coin et qu’il doit me laisser faire (d’autant plus qu’il me faut le nourrir pendant ce temps…)

Il devient de plus en plus chiant et même insultant vis-à-vis des maliens et des européens.

Il me faudra 3 jours pour faire les visas de la Guinée, du Togo, du Benin et du Ghana dans une ville armée jusqu’aux dents avec des barrages militaires à tous les coins de rue : Un vrai exploit ! Et le soir j’apprendrai à faire du jus de Bissap avec la femme de Zou.

Seul le visa de la Côte d’Ivoire sera impossible à obtenir : Le consul s’est sauvé et personne ne sait quand il reviendra… Froussard va !

After a headlock with Amadou who continues to know everything better than everyone else, I told him that I assume the fact of having brought him with me from Kédougou, I must then take him back to the starting point, but now that I’m in Bamako, I pay my visa and he must let me be (especially since I need to eat him during this time…)

He is becoming increasingly annoying and even insulting the Europeans andMali.

It will take me three days to get the visa for Guinea, Togo, Benin and Ghana in a city armed to the teeth with military checkpoints at every street corner : A true feast! And in the evening I learnt how to make hibiscus juice with the Zou’s wife.

Only visa for Ivory Coastwill be impossible to achieve : The Consulate fled and nobody knows when he will come back… coward !

Dimanche, nous serons invités à une grande réunion familiale chez le tonton militaire : Un baptême.

Sunday, we are invited to a big family reunion at the Military uncle’s : A baptism.

Discussion le soir avec Zoumana et ses amis sur la situation du pays : Ci-dessous un bref résumé de ce que je crois avoir compris de la vision de la population :

Suite à une rébellion au nord conduite par des islamistes fanatiques et ayant provoqué la mort de nombreux militaires maliens, sans que l’armée soit aidée ni soutenue par le gouvernement et la CDAO, les militaires ont organisé il y a près de deux mois une marche pacifique (sans armes) dans les rues de Bamako, avec les gendarmes, pompiers etc., pour manifester leur mécontentement.

Il faut préciser que le président  Amadou TOUMANI TOURE était en fin de mandat, mais que le gouvernement ne pouvait pas organiser les élections compte-tenu de l’impossibilité pour toute la moitié nord du pays de se rendre aux urnes. La constitution dans ce cas prévoit une présidence intérimaire assurée par le ministre de l’intérieur, ce qui arrangeait bien le gouvernement en place…

La garde républicaine est au Mali assurée par les bérets rouges, qui ont eu ordre de protéger le palais présidentiel lors de cette manifestation qui était absolument non offensive.

Suite à un coup de feu en l’air tiré par un béret rouge sous l’ordre du ministre de la défense, la manifestation a dégénéré. Les bérets rouges ont ouvert le feu sur les militaires qui sont retournés chercher leurs armes. Cette bataille qui a fait de nombreuses victimes a encouragé les militaires à se battre pour non seulement avoir de l’aide au nord, mais pour revenir à un gouvernement démocratique où le peuple et eux-mêmes seront mieux considérés.

Ce sont ces événements qui ont causé, plus d’un mois avant mon arrivée à Bamako, la fermeture des frontières. Mais quand je suis entré sur le territoire malien, les tensions étaient terminées et les frontières rouvertes, les bérets rouges ayant quasiment tous rendu les armes, ne voulant plus tirer sur leurs compatriotes. Les bérets verts étaient en train de régler l’organisation d’un nouveau gouvernement.

Le président a depuis quitté le pays. Mais le reste du gouvernement (des dirigeants milliardaires qui entouraient le président d’une soi-disant démocratie, et qui en fait s’enrichissaient avec les deniers publics et comptent bien garder leurs privilèges) a embauché près de 600 mercenaires pour reprendre le pouvoir.

Lundi soir, alors que j’étais déjà au Mali, ceux-ci ont ouvert le feu sur l’armée pour reprendre le stock de munitions. Etant en pleine brousse prés de Keneiba où je passais la nuit avec les douaniers, je n’avais pas eu l’info.

En dépit, une fois de plus, de nombreux morts, l’armée a eu le dessus et est en train de traquer les mercenaires qui fuient vers la frontière guinéenne. Ce qui explique les quelques coups de feu en ville, les barrages et fouilles pour éviter toute entrée d’arme à Bamako.

Au Mali, le Capitaine Amadou HAYA SANOGO qui a pris la tête des bérets verts est considéré par la population comme un véritable Che qui lutte pour la restauration d’un vrai gouvernement démocratique.

Malheureusement dans ce coup d’état non préparé, il a du mal à gérer tous ses hommes et suite à quelques arrestations arbitraires il travaille maintenant en partenariat avec la CDAO.

Le nouveau premier ministre de plein pouvoir choisi par eux (Cheick MODIBO DIARRA) est maintenant en train de constituer son gouvernement.

Bref, la population est très sereine et même ravie de ce changement de pouvoir.

Discussion in the evening with his friends and Zoumana on the country’s situation : Below is a brief summary of what I think I understand the vision is of the population :

Following a rebellion in the north led by Islamist fanatics who caused the death of many Malian military army without either being helped or supported by the government and CADD, the military staged there nearly two months a peaceful march (unarmed) in the streets of Bamako, with the police, fire brigade, etc.., to express their discontent.

It should be noted that President Amadou Toumani Toure was the end of the term, but that the government could not organize elections in view of the impossibility for the entire northern half of the country go to the polls. In this case the constitution provides for interim presidency provided by the Minister of the Interior, which suited well the government thereof.

The Republican Guard is provided by the Mali Red Berets, who were ordered to protect the presidential palace at the event which was absolutely not offensive.

Following a shot fired in the air by a red beret under the command of Defence Minister, the event degenerated. The red berets opened fire on soldiers who have returned to pick up their weapons. This battle has caused many casualties has encouraged the soldiers to fight to not only help north, but to return to a democratic government in which the people themselves and be better considered.

These are events that have happened more than a month before my arrival in Bamako, and the border closure. But when I went on Malian territory, tensions had been completed and the borders reopened, the red berets with almost all surrendered, not wanting to fire on their countrymen. The Green Berets were in the process of addressing the organization of a new government.

The president has since left the country. But the rest of government (executive billionaires who surrounded the president of a so-called democracy, and in fact enriched with public funds and intend to keep their privileges) has hired nearly 600 mercenaries to regain power.

Monday night, when I was already in Mali, they opened fire on the army to take stock of ammunition. Being in the bush near
Keneiba where I spent the night with the customs, I did not have the info.

Despite, once again, many dead, the army took over and is now stalking mercenaries fleeing to the border with Guinea. That
explains a few shots in town, dams and excavations to avoid entry weapon Bamako.

Mali, Amadou Haya SANOGO Captain who took the head of the Green Berets is regarded by the public as a real Che fighting for the restoration of a true democratic
government.

Unfortunately in this unprepared situation, it’s hard to manage all his men and after a few arrests now works in partnership with CADD.

The new prime minister full authority chosen by them (Cheick Modibo Diarra) is now putting together his government.

In short, the population is very calm and very happy to be able to change it.

Je conviens avec Zoumana de profiter un peu du week-end pour aller visiter les environs afin de revenir à l’Ambassade de Côte d’Ivoire lundi matin.

Il m’emmènera à KOULIKORO, un village sur le Niger à 60 Kms de Bamako, pour voir les «pêcheurs de sable» : la plupart des habitants vont chercher le sable au fond du Niger pour le ramener au village et le vendre. Ce sable est utilisé dans le bâtiment pour faire mortier et béton.

Des pirogues équipées de puissants moteurs, ramènent au rivage le sable ramassé avec des seaux par des hommes qui plongent en apnée, pendant que les femmes le ramassent plus au bord.

C’est impressionnant et nous réussissons à interviewer une femme.

I agree with Zoumana enjoy some of the weekend to visit the area to return to the Embassy of Ivory Coast on Monday morning.

He will take me to Koulikoro, a village on the Niger in Bamako 60 Km to see « fishers of sand » most people go for the sand at the bottom of Niger at the back to the village and sell it. This sand is used in the building for mortar and concrete.

Canoes equipped with powerful engines, bring sand to the shore with buckets picked up by men who dive snorkeling, while the women collect more edge.

It is impressive and we are able to interview a woman.

Sur la route jusque là-bas nous traversons des villages où les fruits (Bananes, mangues et ananas) débordent des marchés. Nous irons manger dans un petit resto local un délicieux Thieboudienne.

On the road up there we pass through villages where fruits (bananas, mangoes and pineapples) beyond markets. We will
eat at a local eatery Thieboudienne delicious.

Lundi matin, le consul de Côte d’Ivoire est revenu mais le visa est trop compliqué à obtenir : ils demandent une attestation d’hébergement signée par le maire de la commune où je resterai dormir : Et puis quoi encore !

Je déclare forfait pour mon visa et décide de rentrer sur Kédougou le lendemain, et de chercher une solution pour réïtérer ma demande de visa pour la Côte d’Ivoire à Conakry en Guinée.

Amadou est de plus en plus nerveux et méprisant.

Mardi matin, nous reprenons donc la route pour Kédougou. Lors d’un contrôle, le gendarme tente de me racketter 30000 F parce que mon passager n’est pas en règle et n’a pas son carnet de vaccination.

Je joue un coup de bluff en disant que si c’est lui qui n’est pas en règle, ils peuvent le garder, moi je remonte sur la moto et part sans lui… Après un cent mètres au pas de course du gendarme, qui hurlait «non non M’sieur ! Nous le laisse pas le sénégalais : On n’en veut pas !», nous repartirons sans amende…

Seulement ce coup-là, Amadou est vert de rage et à 50 kms de la frontière il me menace de ne pas me rendre mes bagages stockés dans le campement de Kédougou.

Fort de mon coup de poker précédent, je le dépose dans un village et fait mine de partir sans lui s’il recommence ses menaces.

Le problème est que cet abruti profite de l’attroupement des villageois autour de la moto pour se mettre en position de victime, prétendant que le méchant toubab veut le voler.

Les villageois commençant à être un peu trop nerveux à mon égard et Amadou ne voulant plus monter sur la moto, je baisse la première et dégage sur les chapeaux de roue, mettant ma menace à exécution.

Pour faire bref : Après avoir été séquestré au campement de Kédougou par le proprio qui avait reçu un coup de fil d’Amadou, été accusé par la gendarmerie d’avoir abandonné un ressortissant sénégalais dans un pays en guerre, été accusé par Amadou le lendemain (après qu’il soit revenu en stop) de ne pas lui avoir payé une soi-disant prestation de guide touristique de 10000 F par jour, et surtout avoir bien failli me retrouver au cachot, je m’en sors sans rien devoir à personne car plusieurs touristes se sont faits avoir par cet enfoiré et qu’il est connu des autorités…

Un grand merci au passage à Willy, un suisse de 78 ans, patron d’un resto à Kédougou et ancien commando, qui a mis les pieds dans le plat pour me sortir d’affaire. (Pépé boyington comme je l’appelle, c’est un gars qui frappe d’abord et discute après)

Trois jours de repos dans un campement à Kédougou avant d’aller ce week-end aux fameuses fêtes Bassari. J’en profite pour aller visiter un village d’orpailleurs à 30 kms de là. (Interdiction de photographier l’étape où ils utilisent du mercure : Une vrai catastrophe écologique !!)

Monday morning, the consulate returned for Ivory Coast visa but it’s too complicated to obtain: they require a certificate signed by
hosting the mayor of the town where I will stay and sleep : And then what?

I left my visa and decided to go on the next Kédougou, and seek a solution to renew my visa for Ivory Coast in Conakry, Guinea.
Amadou is increasingly nervous and dismissive.

Tuesday morning, so we got on the road to Kédougou. During an inspection, the policeman tries to extort 30,000 F from me because my passenger is not in good standing and has no vaccination.

I play a bluff by saying that if he is not in good standing, they can keep him, I got back on the bike and left without him … After a hundred metres of the race the policeman, who is screaming « no no sir! We not leave Senegalese We do not want it ! « … We will
return without penalty!”

Only this blow, Amadou is green with rage and 50 km from the border he threatened not return my luggage stored in he camp Kédougou.

With my previous gamble, I stopped in a village and pretend to leave without him again if he threatens.

The problem is that this moron has an advantage of the crowd of villagers around the bike to get into a position of victim, claiming that the evil white man wants to fly.

The villagers starting to get a little too angry with me and not wanting Amadou up on the bike, and I drop the first releases on wheel caps, putting my threat.

To be brief: After being sequestered by Kédougou camp owner who had received a call from Amadou, was accused by the police of having abandoned a Senegalese national in a country at war, Amadou was accused by the next (after he returned to stop) not to have paid a so-called tourist guide providing 10.000 F per day, and most of all have very nearly meet me in jail, I go without owing anything to anyone because many tourists are in hell by having the bastard and he is known to the authorities…

A big thank you to transition to Willy, a 78 year old Swiss, who runs a restaurant in Kédougou and former commando, who has put his foot in it for me to get me out of trouble. (Pepe Boyington as I call it, this is a guy who strikes first and discusses later)

Three days off in a camp Kédougou before going this weekend to the famous festivals Bassari. I take this opportunity to visit a village of miners 30 km away. (Prohibition of photographing the stage where they use mercur : A true ecological disaster!)

Lundi matin, un ami de Willy, Pascal (un skippeur Breton travaillant dans l’installation de sites d’orpaillage) doit me rejoindre dans le Pays Bassari. Il se rend également en Guinée pour aller chercher une moto avec un ami sénégalais. Nous ferons quelques kilomètres ensembles et je continuerai ma route.

Au programme : La Guinée, de nouveau le Sud Mali pour éviter la Côte d’Ivoire, le sud Burkina, le Ghana, le Togo et enfin le Benin pour prendre un bac jusqu’au Cameroun.

Cette fois-ci j’ai les visas, la moto et le bonhomme sont en forme. Je ne serai pas au Gabon début Juin comme prévu et subirai surement la grosse saison des pluies en équateur…

Monday morning, a friend of Willy Pascal (a Britannic skipper working in the installation of panning for gold) to join me in the Countryside of Bassari. He also goes to Guinea to fetch a motorcycle with a Senegalese friend. We’ll set a few kilometres and I will continue my journey.

Program: Guinea, South Mali again to avoid Ivory Coast, southern Burkina Faso, Ghana, Togo and finally Benin to take a ferry to Cameroon.

This time I got the visa, the bike and the guy both in shape. I will not be in Gabon in early June as planned and probably will submit to the heavy rains in Ecuador…

 

18 réponses à Aller Retour Bamako

  • celine dit :

    Hello Luc
    et bien Quelle aventure !! La solidarité comme l’Arnaque font partie du monde entier sans exception ! Ca n’est pas toujours évident de prendre des décisions ! Mais en rentrant mets toi au poker tu dois etre Bon !! :) ) Bonne route :)

  • David des Ardennes... dit :

    Salut Luc,
    Tu aurais pu profiter pour te faire fabriquer un garde boue « or massif »!!!bonne continuation.

  • "SPYDERMAN" dit :

    Bonjour Luc,
    Tout d’abord super de pouvoir suivre ton périple Africain grace au site c’est formidable ses superbes photos
    C’est vrai faut faire gaffe à son c.. ou que l’on soit, ici on te met de la vaseline, où t’es c’est plus radical!!!!
    Si ta meule affiche la même forme que le sourire réjouie sur ta gueule, je pense que tout va bien et que tu t’éclate.
    @+ SPYDERMAN

  • Bruno Ventura dit :

    Hello Luc

    Merci de donner des nouvelles . Du courage et il en faut . Je suis content de savoir que tu t’en sort bien . Tu as le bonjour de la famille.

    A bientôt

    amitié

  • Marc Théoullier dit :

    Que d’émotion pour cet épisode !!!!

    En avant pour de nouvelles aventures.

  • Karine et Dom dit :

    Salut Luc

    On te suit depuis le début mais j’avais pas percuté que tu mettais autant d’infos et d’images en ligne!!! un vrai travail de grand reporter; génial!!! ton périple a l’air riche tant en rencontres, qu’en péripéties, découvertes, petites galères voire gros coups de chaud dans tous les sens du terme…. mais c’est tout cela qui fait l’Aventure avec un grand A!! tu vas en revenir complètement changé je pense… car un voyage comme celui là laisse forcément des traces….
    Prends tout ce que tu peux , et profites de ce rêve devenu ton quotidien..
    a très bientot via internet et bonne piste!!!!!!!!!!!!!
    karine et dom

  • baget dit :

    Salut Luc,
    Fantastique périple. On te suit de près.
    Hervé et Conchi

  • maryse et michel dauvergne dit :

    Et bien quelle aventure !!! c’est toujours aussi passionnant de lir le blog Merci et bonne continuation. Maryse et Michel.

  • delouis dit :

    alors et le 9005? bonne continuation gros

  • Bruno dit :

    Sal’Luc !

    Quel plaisir d’avoir de tes nouvelles via ce blog, de quoi écrire un scénario : les tribulations d’un Dunkerquois en Afrique (je te préfère à Belmondo !)
    Un vrai talent de vidéaste, de photographe et surtout de rédaction : Je ne te connaissais pas cette facette et cela me fait plaisir de la découvrir.
    Le dernier épisode est des plus malheureux : guerre et arnaque. Grâce à ta débrouillardise et au réseau relationnel que tu as tissé avant ton départ et pendant ton périple, tu arrives à te sortir de toute situation, même la plus inextricable : Bravo !

    Merci de nous faire partager cette odyssée.

  • Hubert ANDRIEU dit :

    et bien dis donc mon LUC ! chapeau ! superbes photos, recits au top ! si tu ne sais pas quoi faire en rentrant, je pense qu’écrire un livre serait pas mal. BONNE ROUTE.

  • zeviking dit :

    super de te lire et de te suivre dans les tribulations d’ un dunkerquois en afrique

  • Lézorio du Gabon dit :

    Hello ! alors arrivée au Gabon retardée, on s’y attendait. Il faudra nous donner une fourchette de dates quand tu le pourras. Un petit conseil aussi, sans vouloir casser le plaisir de tes lecteurs ni le tien : ces mésaventures ne nous surprennent aucunement, c’est juste qu’il vaudrait mieux en réserver le détail pour ton blog/book/film souvenir à ton retour ! prends des notes, envoie tes impressions par mail à quelqu’un qui les stockera mais attention aux impressions et jugements portés sur ce blog qui peut être vu par d’autres que tes contacts et amis dans les pays visités ou à voir.
    Bon, malgré tout, tu arrives à pimenter ton voyage sans trop de « subissance » diraient nos amis gabonais ;-) Continue sur cette voie et profite bien de l’aventure, à très bientôt j’espère.

  • Lézorio du Gabon dit :

    … au fait : nous ne sommes pas surpris mais apprécions de lire tout ça !

  • tony dit :

    Salut Luc, Une belle étape celle que tu viens de vivre, c’est vrai que c’est quand même mieux la Mauritanie. Lola et moi t’embrassons bien fort et n’oublie pas d’aller voir Rodolphe au Bénin.
    A++ Tony.
    (prends conseil de Lézorio la route est longue….).

  • Mike du rhône dit :

    J’avais une proposition à te soumettre.
    Pourrais tu mettre une legende à tes photos.
    Car perso j’arrive pas toujours à coller le texte sur la bonne image.
    a++ le GTR

  • poussin dit :

    chaude l’Afrique ! Chaude ! Ca sent bon le bordel ! ca dégouline de sueur et de sourires, de plans foireux et de cordialité. T’es en plein dedans mon pote. Elle est loin la France non ?

  • Zou dit :

    bon commentaire mon cher

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